• Aime, comme si tu aimais pour la première fois,
    Ris, comme si tu voulais faire trembler les montagnes,
    Pleure, comme si tu versais tes dernières larmes
    Meurs, enfin, comme si tu avais la vie devant toi.

    Je vais reprendre ce bloug, re-benvenue!


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    Quand le temps ricochait


    Si tu savais
    Le temps que j'ai passé
    À dresser des chimères
    Oubliant de laisser
    Quelques traces de moi
    Sur ta peau, dans tes yeux,
    Mettant dans mes regards
    Les souvenirs muets
    De mes chagrins d'oubli
    Qui laissaient sur ton cœur
    Les blessures silences
    De ces flèches lancées
    Du haut des tours d'ivoire
    Où je tenais cachées
    Les envies de caresse
    Qui me brûlaient les doigts
    Aux jours de solitude
    Quand même ton image
    Venait à se brouiller
    Sur le sable où la mer
    Noyait ma mémoire
    Ne laissant que la trace
    De l'ombre de tes pas
    Qui racontait l'enfance
    Des marées d'équinoxe
    Aux rochers du Pouliguen
    Marquant l'endroit secret
    Où tes rêves reposent
    Malmenés par les vagues
    Mouillant ton vague à l'âme
    De l'écume des jours.


    Si tu savais
    Ce que sont mes déserts,
    La brûlure des dunes,
    Les Highway sixty-one
    Revisités la nuit,
    Les temps morts des écrits
    Que je te lisais
    Croyant chauffer ta vie
    Quand je brûlais la mienne,
    Les airs de Rock n' Roll
    Qu'on chantait parfois
    Alors que les jours
    Se moquaient de la mort
    Quand le temps ricochait
    Sur tes rires d'enfant
    Et qu'au fond de mes poches
    Roulaient tous les cailloux
    Ramassés sur la plage
    Pour bâtir ton église
    En haut de la montagne
    Où nous irons, un jour,
    Lorsque j'aurai tourné
    Le dos à mes chimères
    Qui glisseront leurs ombres
    Sur les murs de lumière
    Que tu décoreras
    Des médailles clinquantes
    Epinglées sur mon cœur
    Après chaque victoire,
    Après chaque défaite
    Sur le chemin des dames
    Qui ont croisé ma vie
    M'empêchant de laisser
    D'autres traces de moi…

    Dans tes yeux.
    Sur ton cœur…


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  •  

    Mais hier déjà est éteint au feu de demain. Et les jours qui s'annoncent, longs comme des siècles ont le parfum des espoirs incertains, la fragrance doucereuse des doutes-certitudes. Le train avait fini par quitter la gare avec quelques retards plus ou moins prévisibles, avec quelques lambeaux arrachés à la hâte, plus ou moins souhaités.

    La mi-journée était entamée, et en quelques heures nimbées de brouillard matinal, j'avais brisé les entraves éparses qui me tenaient prisonnier. Je me trouvais à la croisée des chemins. Black out. Ou bien au contraire, white light... Quels chemins ? Tu parles, rien que des allées semées de feuilles mortes avec l'été, des peupliers, des peuples liés, liés par ce que moi, je venais de rompre, sur un coup de tête ; les yeux aussi embrumés par mes espoirs ahuris que Nancy par son voile grisâtre à l'image de sa misère qui dégueule sur les trottoirs, en gerbes acides.

    Le TGV était parti à douze-heures quinze pétantes e direction de Nantes ; après une brève escale par la capitale, il reprit son rythme aux cahots fort inconfortables, encore qu'adoucis par la poitrine de velours de ma compagne, celle pour qui j'avais maintenant enterré ma vie fantôme en espérant une aube nouvelle...


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  • L'absence rongée à l'écume de ton souvenir.

    Les mois de l'absence
    Auront le parfum vaporeux
    Des lourdeurs du silence
    Qui heurte mes espoirs amoureux

    Les jours avachis
    D'une trêve sans repos
    Seront comme défraîchis
    A la clameur de tes échos

    Et le temps qui courre
    Ne rattrapera pas
    La douceur de nos ébats
    A l'horizon du jour.

     


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  • Muse-ectoplasme,
    Ange flamboyant,
    Rien que nos spasmes-
    Incandescents...
    Onirisme féerique,
    Noctambule chimérique !

    Prêtresse ombragée,
    Ton voile scintillant
    S’éteint des ardeurs
    De nos soirées brumeuses
    Où nos étreintes s’endorment.


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